27 octobre 2005
Lisbonne,ma ville
SEPT 2005
Lisbonne,ma ville,ta lumière nacrée se pose sur les toits
des septs collines,sur le miroir vert du fleuve.Sur le vol
agité des mouettes et sur mes yeux qui ne se lassent
jamais de te regarder.
Je me souviens de l'un des grands émerveillements de ma jeunesse;ta lumière.
Acide et laiteuse,la lumière de Lisbonne répandait des ailes de soleil,
la chaude tendresse d'un sein maternel.
La lumière a des larmes qui brillent tout doucement...
Matilde Rosa Araujo
BON WEEK END... [Lire la suite]
26 octobre 2005
Novembre...
Il faut devenir vieille,
seulement un peu,
pour savourer novembre.
Il pleut
à ne plus avoir besoin de larmes
et tous les décombres de l'hiver
te font des paysages.
tu as perdu
le bruit des feuilles mortes.
Cette marche que tu faisais
dans un croustillant automne
et tu enterres
tous les fantômes de roses
qui te restaient dans la mémoire.
Tu risques de mourir du mal de novembre
en essuyant sur tes joues
la pluie plus épaisse que tes larmes
et de ne plus rien comprendre
au... [Lire la suite]
26 octobre 2005
Pluie.....
Longue comme des fils sans fin,la longue pluie
Interminablement,à travers le jour gris,
Racle les carreaux verts avec ses ongles gris,
Infiniment,la pluie,
La longue pluie,
La pluie.
Elle s'effile ainsi depuis hier soir,
Des haillons mous qui pendent
Au ciel maussade et noir,
Elle s'effile patiente et lente,
Sur les chemins,depuis hier soir,
Sur les chemins et les venelles,
Continuelle.
Emile Verhaeren
25 octobre 2005
La tentation...
Elle songe près des fontaines,
Au coeur profond du paradis.Toute son âme n'est qu'une clarté sereine;
Et dans un murmure elle dit;
Heureuse,sans rien voir,rien savoir,rien entendre,
Sans cause humaine,je souris!...
Là sont des fleurs,des fruits;mes bras n'ont qu'à s'étendre,
Mes mains n'ont qu'à s'ouvrir.
Mais en mon âme il n'est plus de désir;
Mon âme enfin repose,et mon coeur est paisible.
En mes yeux éblouis entre seul, invisible!
A mon oreille chante seul,Inoui!
Charles Van Lerberghe
24 octobre 2005
Correspondance
SeptemBRE 2005
Je vois les nuages qui avancent de l'Atlantique
vers le continent.Et derrière eux,tel un berger
exigeant,le vent qui les pousse.Puis
les nuages passent et le soleil revient,dans le bleu
immuable des matins d'automne,monotone et distant
comme celui qui,au sortir du logis,le regarde,sans
temps pour penser au temps.
Cependant,les nuages poursuivent
leur chemin;certains se répandent en eau
sur des champs vides ou descendent sur les grandes
villes qu'ils étreignent d'un ennui
nébuleux.Mais... [Lire la suite]
23 octobre 2005
Fondation Folon (cliquer pour agrandir)
22 octobre 2005
Il pleuvait ce samedi 22 octobre sur La Hulpe,comme si le ciel de Belgique
Pleurait un grand artiste,parti rejoindre les étoiles en toute discrétion...Folon.
J'ai décidé d'aller visiter sa Fondation.Quinze salles d'exposition présentent
ses aquarelles,peintures,objets,sculptures.Un voyage étonnant au pays du
rêve et de la poésie.
Je n'arrive pas a quitter ce lieu enveloppé de silence et de la présence de l'artiste qui vous interpelle
tout au long de la visite.
Après avoir... [Lire la suite]
21 octobre 2005
Couleurs d'automne
2005
Sur la bruyère longue infiniment,
Voici le vent cornant Novembre;
Sur la bruyère infiniment,
Voici le vent
Qui se déchire et se démembre,
En souffles lourds,battant les bourgs;
Voici le vent,
Le vent sauvage de Novembre.
Emile verhaeren
20 octobre 2005
A uma Saudade
Photo 2005
Roxa saudade,roxa!Triste...Triste...!
Um Doce olhar aveludado e puro
Fazes surgir do meu passado escuro,
Na mesma dor imensa em que surgiste!
Es cinza dum amor que nao existe!
Evocas na minh'alma o que murmuro
Sem saber o que,o que procuro
Na minha vida amargamente triste!
Roxa saudade,és um soluço imenso!
O simbolo de tudo quanto penso!
Unica luz de tudo quanto eu vejo!
Roxa saudade!O meu perfume leve
Es um amor que se esqueceu tao breve,
Que nem durou o frémito dum beijo...
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19 octobre 2005
Soleil...
Photo 2005
Qu'il se lève lentement
Majestueux,fascinant
Sur le fleuve les premiers rayons,
Echappés de l'horizon
Rampent,recouvrent l'eau d'or et d'ombres
J'attends le soleil
le lever du soleil
Je ne suis qu'une ombre
Parmi les ombres
Mais j'attends
J'attends le soleil
Pierre Rapsat
18 octobre 2005
JARDIN
LISBOA 2005
On dit que mon pays est un jardin planté en bord
de mer.
Et moi je sais que mon pays est un jardin peint en
bord de mer;
trempant les pinceaux de l'exil dans la mer et dans
les visages éprouvés.
Je sais que je ne suis pas dans mon pays même si
mon enfance prend racine dans un jardin
Toujours peint,jamais planté
et je restais toute la nuit agrippée aux barreaux du lit
dans l'espoir de connaitre le peintre,agenouillée.
Quand j'avais l'âge d'avoir l'enfance que je n'ai pas eue
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