

Entre le clair de lune et le feuillage,
La quiétude de ces quelques arbres,
L'empire de de la nuit et la brise qui souffle
Passe un secret.
A son passage mon âme le suit.
Infîme souvenir ou vaine nostalgie,
Commencement ou fin de ce qui ne fut pas,
Il n'a pas de lieu,pas de vérité,
Il attire la torture.
En liberté mon être le suit.
Est-ce la joie ou la tristesse qui m'apporte
Cette vide magie de soi-même enivrée?
Mais à qui donc sourit ce que je suis de lui?
Il n'est rien,ne fait rien.
Le suivre a suffi pour me perdre.
Fernando Pessoa.







