13 février 2008
Saint Valentin




Paroles,évoquant Inês
A qui penser,maintenant,sinon à toi?Toi,qui
m'as vidé de choses inertaines,et qui a ramené le
matin de ma nuit.C'est vrai que je pouvais te
dire:"N'est-il pas plus facile de permettre que les choses
ne changent pas,d'être ce que nous avons toujours été,de
ne changer qu'à l'intérieur de nous-mêmes?"Mais tu m'a appris
à être deux;et être avec toi ce que je suis,jusqu'à
ce que nous ne soyons qu'un dans l'amour qui nous unit,
contre la solitude qui nous divise.Mais c'est cela l'amour:
te voir même quand je ne te vois pas,entendre ta
voix qui ouvre les sources de tous les fleuves,même
celui qui coulait à peine quand nous y sommes passés,
montant la berge où je découvris le sens
d'aller tous deux contre le temps,pour gagner le temps
que le temps nous vole.Mon amour,comme je t'aime
arriver avant toi pour te voir arriver:avec
la surprise de tes cheveux,et ton visage d'eau
fraîche que je bois,avec cette soif qui ne passe pas.Toi:
le printemps lumineux de mon expectative,
la certitude la plus certaine que je t'aime,comme
tu m'aimes,jusqu'à la fin du monde que tu m'as donné.
Nuno Judice.


