24 août 2005
Océano... (Clic pour agrandir)
Crinière échevelée,ainsi que des cavales,
Les vagues se tordant arrivent au galop
Et croulent à mes pieds avec de longs sanglots
Qu'emporte la tourmente aux haleines brutales.
Partout le grand ciel gris,le brouillard et la mer;
Rien que l'affolement des vents balayant l'air:
Plus d'heures,plus d'humains,et solitaire,morne,
Je reste là,perdu dans l'horizon lointain
Et songe que l'espace est sans borne,sans borne,
Et que le temps n'aura jamais... de fin.
Jules Laforgue
24 août 2005
Forêt
Dinant juillet 2005
Forêt silencieuse,aimable solitude,
Que j'aime à parcourir votre ombrage ignoré!
Dans vos sombres détours,en rêvant égaré,
J'éprouve un sentiment libre d'inquiétude!
prestige de mon coeur! je vois s'exhaler
Des arbres, des gazons,une douce tristesse:
Cette onde que j'entends murmure avec mollesse,
Et dans le fond des bois semble encor m'appeler.
François-René De Chateaubriand




